“Cioran, lecteur de Spengler” (Eugène Van Itterbeek)

CAHIERS EMIL CIORAN. Ed. Universitatii “Lucian Blaga”Sibiu, Editions Les Sept Dormants, Leuven, 2002.

Il est difficile de dire avec precision en quelleanee Emil Cioran a lu Der Untergang des Abendlandes d’Oswald Spengler, sans doute au debut des années ’30, lorsqu’il fut étudiant en philosophie à l’Université de Bucarest. D’où vient son intérêt pour Spengler ? En dehors des notes de lecture Cioran ne nous a laissé aucun article ou étude sur l’auteur. Nous ne disposons que de quelques références à l’intérieur de ses articles, de ses livres et des lettres. Cette lecture coïncide avec celle d’autres livres allemands, par exemple celui de Georg Mehlis sur le romantisme allemand ainsi que les livres de philosophie de Erwin Reisner, sur lesquels il écrit un article dans Gândirea en decembre 1931, où figure d’ailleurs une allusion à Spengler. Cioran a dû frequenter beaucoup la bibliothèque allemande à Sibiu, où il a pu emprunter sans doute des ouvrages de philosophie allemande, de Kant, de Hegel et de tout la pensée philosophique allemande de son temps, de Georg Simmel au Danois Soren Kierkegaard. Cioran lit le livre de Spengler, publié en 1918, dans l’edition en deux volumes de 1920… [PDF]