“La locura deliciosa de la santidad” (Alejandro Víctor García)

Revista Mercurio, no. 196, Deciembre 2017

Lágrimas y santos
Emil Cioran
Trad. Christian Santacroce
Hermida
200 páginas | 17,90 euros

El poder de fascinación de la escritura de Emil Cioran es inversamente proporcional a la complejidad de desciframiento de su mensaje. Desde que desembarcó en España en 1974 de la mano del joven Fernando Savater la acogida ha sido creciente hasta el punto de que su apellido se cita con la misma naturalidad que el de los grandes pensadores: “como dice Cioran…” ¿Pero qué diablos nos quiere decir Cioran con su metódico nihilismo y con su obsesión por desacralizar certezas en cada uno de sus libros? Sus advertencias contra cualquier tipo de complacencia ¿van dirigidas contra alguien o son un desahogo contra todos y contra nada? No hay modo de saberlo.

Por más que uno confíe en haber descubierto por fin al impostor, una página más adelante vuelve a caer rendido ante un nuevo embauco y vuelve a tomar partido. Lágrimas y santos, escrito en rumano entre 1936 y 1937 durante su etapa como profesor de filosofía y lógica y publicado medio a escondidas a continuación, no solo no aclara todos esos enigmas sino que multiplica su complejidad. La aparición del libro le supuso a Cioran la ruptura, primero, con Mircea Eliade, y después con su propia madre. Ambos no supieron apreciar lo que, según el autor, era el primer ensayo de mística escrito en los Balcanes… [+]

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Audiovisual: A santidade em Schopenhauer, Nietzsche e Cioran

Conferência do Prof. Dr. José Thomaz Brum (PUC-Rio)

In: VI Colóquio Internacional Schopenhauer/
V Encontro Nietzsche-Schopenhauer: Metafísica e Significação Moral do Mundo
Local: Centro Dragão do Mar de Arte e Cultura, Fortaleza, 25/11/2013
Organização: APOENA – Grupo de Estudos Schopenhauer-Nietzsche & Seção Brasileira da Schopenhauer-Gesellschaft

Emil Cioran comme prophète de la vraie sainteté (à propos de Mircea Vulcanescu) (Isabela Vasiliu-Scraba)

Fonte: IsabelaVS-Cioran-Vulcanescu-fr

En tant qu’étudiant, Emil Cioran pensait que la crise des valeurs culturelles signifiait l’abandon du domaine de l’esprit à faveur du domaine de l’âme. A cette époque-là, il était fasciné par l’esprit incorporé dans la pensée kantienne. Il avait choisi Kant pour son mémoire de licence (1) sous la direction du fameux Nae Ionescu. Dans son enthousiasme, il avait décrété la philosophie de Kant et les mathématiques des excellents remèdes contre sa tristesse congénitale. Tout cela jusqu’au début du complot contre le « philosophe mystique » Nae Ionescu, duquel les philosophes rationalistes ont essayé de se débarrasser (2). Sans aucune sensibilité religieuse, ils étaient jaloux du succès des conférences de Nae Ionescu, suivies non pas par des étudiants en philosophie, mais aussi par des étudiants en Théologie, Droit ou même en Sciences.

Grand admirateur, tout comme Mircea Vulcanescu et Mircea Eliade, de l’esprit du renommé professeur de métaphysique, Emil Cioran a eu probablement la révélation que le monde contemporain était devenu «incapable d’irrationalité» et que l’homme moderne avait été confisqué, «jusqu’à la malédiction», par le rationalisme (3). Cioran a renoncé à son projet de mémoire sur Kant, en faveur des «indiscrétions métaphysiques du christianisme». Il a lutté, dans ses articles, contre «l’ordre oppressif» du relativisme moderne, scientifique(4) et contre l’historicisme privé de transcendance (De   l’historicisme à la métaphysique, 1932), qu’il voyait comme l’expression de la stérilité intérieure. Il a écrit sur l’homme moderne, qui avait renoncé à la poursuite de la perfection, après avoir abandonné la nostalgie du Paradis. Il a fini ses études de philosophie en écrivant un mémoire de licence sur Bergson. Il garde, quand même, de Kant, une vision dualiste du monde. A cela, il ajoute la technique kirkegaardienne de préserver les contraires dans leurs tension irréconciliable… [+]